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Se changer, changer le monde

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Emergences recommande
03 SEPTEMBRE 2019

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En lien avec la Coalition Climat, nous organisons en clôture des Journées Emergences, une marche silencieuse et pacifique ouverte à toutes et tous, pour la paix ainsi que la justice sociale et climatique, et ce en prélude à la troisième grève mondiale pour le climat du 20 septembre.

Le parcours sera accompagné par plusieurs invités de renommée internationale, tels que Matthieu Ricard et Satish Kumar, deux célèbres méditants/militants, le Professeur Eric Lambin, qui vient de recevoir le Prix Blue Planet 2019, mais aussi Adélaïde Charlier de Youth For Climate, Judith Nuvita, Gauthier Chapelle, Steven Laureys, Patrick Dupriez, Anne Van Stappen et Thomas d'Ansembourg.

La marche débutera à l’entrée du Bozar, rue Baron Horta, à 13h dimanche et le parcours s'achèvera par une courte intervention des parrains de l'événement, Matthieu Ricard, Satish Kumar et Adélaïde Charlier.

Pourquoi cette marche?

- Pour se reconnecter à ce qui fait sens dans notre engagement.

- Pour prendre conscience de notre interdépendance et de notre interconnexion avec les autres et la nature.

- Pour démontrer que développement personnel et engagement sociétal, loin de s'opposer, sont indissociables l'un de l'autre.

-  Pour se remettre en jambes avant la semaine de mobilisation du 20 septembre.

- Et bien sûr, pour apporter une pierre de plus à l'édifice de la justice climatique et sociale, en élargissant le mouvement à d'autres acteurs et citoyens.

 

Informations pratiques

Lien FB vers la marche de dimanche: https://www.facebook.com/events/2390085681053138/ 

Lien FB vers la grève pour le climat du 20 septembre: http://www.klimaatcoalitie.be/node/536


Emergences recommande
15 AOûT 2019

Anaeljouvence

"Comment ne pas finir comme tes parents", son précédent ouvrage co-écrit avec Soizic Michelot, nous avait beaucoup plu.
Anaël Assier récidive avec deux ouvrages dans le même ton : décalé, léger et profond en même temps.
C'est sans doute parce qu'il la pratique et l'enseigne depuis longtemps qu'Anaël se permet de rire de la méditation. Car après tout, pourquoi la sagesse devrait-elle être ennuyeuse ?
Dans ces deux livres parus récemment aux Editions Jouvence, il casse les clichés, revisite les codes et transmet les bases d’une pratique essentielle. 


Des nouvelles d'Emergences
15 AOûT 2019

Carocoeuracorps

Avec la rentrée s'annonce la reprise des activités de l'académie mindfulness d'Emergences. Des cycles en 8 semaines "classiques", des cycles d'approfondissement, des cycles spécifiques (naissance, seniors), des séances hebdomadaires thématiques, des ateliers et des retraites, vous trouverez de quoi renouer avec la pratique ou découvrir les bienfaits de la méditation.
Visitez notre page dédiée :-)


Emergences recommande
17 JUILLET 2019

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UMĀ est un nouveau collectif réunissant Julien Brocal, pianiste virtuose et ami d'Emergences, et d'autres musiciens exceptionnels: Robin Scott Flemming, Mirko Bozzeto et Johan Pourbaix. 

Pour notre plus grand bonheur, ils se produiront pour la première fois officiellement lors des prochaines journées Emergences, organisées les 7 et 8 septembre à Bozar (infos et réservations: journeesemergences.org). 


Pourquoi UMĀ?

UMĀ: Trois lettres porteuses d'un message universel, commun à de nombreux peuples anciens, trois lettres dont la vibration réveille notre mémoire et notre devenir. 

En sanskrit, UMA signifie la lumière, la splendeur. Au Cameroun comme au Nigeria, il est la "vie". Pour les Indiens du Pérou et de Bolivie, il évoque l'eau, source de vie. En quechua, il est symbole d'élévation.

Comment mieux exprimer cet héritage culturel partagé que par la rencontre entre les différents timbres de sons et vibrations qui relient mondes anciens et temps modernes?

Dans la lignée de ces conteurs à l'écoute des mémoires du monde, Julien, Robin, Johan et Mirko se rejoignent au sein de UMĀ. Leur musique, à la fois classique et ethnique, inspirée de traditions écrites ou orales, se réinvente entre chaque son, chaque silence.

UMĀ, un voyage sonore vers notre essence et celle du monde sensible en résonance avec la nature, notre nature.

 


Emergences recommande
12 JUILLET 2019

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Dans le regard de la dessinatrice et thérapeute Véronique van der Wielen, on lit la bienveillance et la justesse d’une personne qui a fait le choix de s’écouter pour mieux rencontrer l’autre. Une personne avec laquelle vous avez l’impression de pouvoir entrer tout de suite vraiment en contact, de manière simple et authentique.
Interview à cœur ouvert de cette artiste intuitive au parcours étonnant, qui sera présente lors des prochaines journées Emergences les 7 et 8 septembre prochains, autour d'un thème, "Changer de regard", qui lui correspond à merveille. (Infos: journeesemergences.org

 

Un parcours hors des sentiers battus

Partie un an au Népal à l’issue de ses études de droit, Véronique vit cette expérience comme une révélation : « Cela m’a ouvert les yeux sur le droit d’être qui l’on veut être et pas ce que les autres veulent que l’on soit. A mon retour, la première chose que j’ai faite fut de m’inscrire à l’académie des Beaux-Arts. C’était tout simple, juste une inscription, mais je n’osais pas me le permettre avant.
J’ai aussi démarré un premier projet qui avait du sens à mes yeux, en implantant à Bruxelles les « Dream apéros », des événements de mise en réseau autour de passions communes et de rêves et projets que l’on souhaite réaliser. J’ai alors quitté le barreau, et commencé à me rendre compte, grâce à ces événements, que ce j’aimais surtout, c'était mettre les gens en lien. »

 

 

Comment ton projet artistique est-il né?

« Depuis toute petite, je me disais qu’un portrait, c’était le plus beau cadeau que l’on pouvait faire à quelqu’un. En 2011, lors d’un stage à l’académie d’été, j'ai voulu représenter « la femme libre », et j’avais un peu de mal à trouver des représentations de celle-ci, à me l’imaginer. Le dernier jour de stage, le modèle m’a proposé de se mettre à ma disposition, et là, ce fut comme un petit tour de magie. Elle était super ancrée et j’ai commencé à la dessiner en la regardant dans les yeux. Je n’avais pas trop besoin de faire attention au trait et n’avais pas trop d’obligation de résultat car je comptais mettre de la peinture après. Et là, tout le monde fut surpris. Le prof m’a dit : « surtout, n’y touche pas. En fait, c’est ça ta femme libre. » Dans ce trait libre, dans cette liberté de mouvement du modèle qui n’est pas figé. Les autres me disaient aussi : c’est marrant, on dirait que c’est toi. J’ai continué à faire quelques portraits, et chaque fois, c’était une femme complètement différente ; femme fatale un peu triste, amazone, étudiante un peu chipie, comme si j’avais saisi différents aspects d’elle, plusieurs facettes de sa personnalités s’exprimant selon les circonstances. 
 

Par la suite, ta démarche a pris une dimension plus introspective…

« Oui, j’ai commencé par faire des séries comme ça, puis j’ai commencé à collecter le ressenti des personnes.
Et là, ce furent comme de petites pépites d’or, car ces dessins étaient comme une reconnaissance de la personne, il y avait un côté humain très fort. Au début, la personne est mal à l’aise, puis quelque chose s’ouvre.
Depuis lors, je demande donc à la personne d’avoir une intention lorsque je la dessine : pourquoi se laisse-t-elle regarder ? Puis elle commente le dessin, un peu comme de l’écriture automatique, et je prends note des mots. Sous un regard bienveillant, c’est étonnant comme une personne peut se révéler, c’est une démarche profondément humaine de se regarder et de regarder l’autre. Souvent, à la fin, lorsque nous relisons les mots ensemble, elle s’exclame : « Eh, mais c’est mon histoire ! »

 


Comment ton activité de thérapeute s’est-elle mise en place en parallèle? Et comment le lien s’est-il fait entre les deux ?

« Combiner la réalisation de portraits à mon activité de thérapeute en constellations familiales permet beaucoup plus de choses à mes yeux. Dans un portrait, je dis à la personne : « je te reconnais », «tu existes », ce qui crée un lien. Je suis partie d’une démarche artistique, mais les portraits, comme les dream aperos, sont l’occasion d’une mise en lien qui, comme quand on voyage, demande que l’on aille au-delà de nos peurs. Il y a aussi quelque chose qui est lié à la symbolique du trait qui, au propre comme au figuré ici, crée du lien.

Et ce cheminement vers autrui se nourrit apparemment d’un cheminement vers toi-même ?

Pour moi, entrer en lien avec les gens dans la bienveillance a ouvert une boîte de pandore : celle d’un cheminement en soi, vers soi.
Ces portraits ne relèvent pas que du savoir-faire, mais aussi voire plutôt du savoir être. Par cette démarche artistique, je me « reconnais » de plus en plus, et donc je reconnais l’autre également. La clé est dans la sincérité du lien à soi et à l’autre. Je ne cherche pas à faire un beau dessin et on s’en fiche, ce qui fait que je suis souvent surprise du résultat. Le mental passe au second plan, et j’ai l’impression que tout mon potentiel intuitif s’active.
Cela peut donner des trucs assez fous parfois, et certains me disent que c’est un don. Peut-être, je ne sais pas. Lorsque je me contente d’un portrait, je fais deux-trois dessins, mais dans la version thérapeutique, j’en réalise cinq, pour avoir plus de matière. Souvent, le premier correspond à l’apparence que l’on donne, puis c’est un peu comme des épluchures d’oignons, ou un peu comme si on tirait des cartes de tarot. Et peu à peu, c’est vraiment une histoire qui se raconte. 


Quels sont tes projets actuels?

Outre les séances de constellations familiales et les expos, j’ai un nouveau projet en entreprise : réaliser le portrait des tous les travailleurs de l’entreprise et pouvoir l’afficher, le mettre en forme pour travailler le lien entre collègues. Le but est de remettre l'humain au coeur de l'entreprise et de (re)créer du lien à travers le regard.
Je réalise aussi des portraits de groupes, couples, familles, enfants et nouveau-nés.
Enfin, je suis aussi très intéressée par l’accompagnement de projets de transition où souvent, malgré toutes les belles valeurs, l’ego finit par faire capoter les choses. Sinon, côté perso, je reste une nomade dans l’âme, et je pars encore souvent à l’aventure en van avec les enfants, mais j’ai aussi constaté que ce magnifique voyage intérieur a commencé quand j’ai cessé de voyager autant extérieurement. »


Infos et réservations pour les Journées Emergences:  journeesemergences.org


Plus d'infos sur Véronique Van der Wielen:

- Projet LYDLY - "Les yeux dans les yeux": www.lydly.be.
- Activité thérapeutique: www.constellations.lydly.be. Prochaine date « constellations familiales et portraits « les yeux dans les yeux"» le 26 juillet 2019 (de 9h30 à 17h30) à Saint-Gilles.
- Agenda: Véronique vous donne également rdv chaque mois à l'espace serre du Cook & Book de Woluwe (de 15h à 19h) pour un portrait en solo/famille/groupe/couple. Prochaines dates: le 25 juillet et le 29 août 2019. 




 

 

 


Des nouvelles d'Emergences
03 JUILLET 2019

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"Penser le hasard permet de réenchanter le monde, de rapprocher la science dure et notre ressenti quotidien."

 

Parmi les intervenants des prochaines journées Emergences, qui se tiendront les 7 et 8 septembre prochains à Bruxelles, figure Nicolas Gisin, un scientifique atypique qui s'est fixé un objectif ambitieux: mettre la physique quantique à la portée du grand public. Rencontre avec ce physicien étonnant qui nous invite à porter un autre regard sur la science et le monde.

Expert en physique quantique, Nicolas Gisin a obtenu de nombreux prix, dont le prix Science Suisse, la plus haute distinction scientifique suisse. Il est aussi co-fondateur de plusieurs start-up, dont IDQ, leader mondial de cryptographie quantique.
En 2012 il a publié un ouvrage de vulgarisation « L’Impensable Hasard, non-localité, téléportation et autres merveilles quantiques », aux éditions Odile Jacob. Le but: partager très simplement avec le grand public des découvertes scientifiques situées aux confins de ce que l'on est en mesure de comprendre et d'appréhender.

A quoi s'intéresse la physique quantique?

" La physique quantique nous permet d’explorer le merveilleux monde des atomes et des photons (particules de lumière). Lorsqu'on se penche sur ce domaine, on y découvre notamment le vrai hasard et la « non-localité », c'est à dire le fait que des objets éloignés forment un tout: si on en touche un, l'autre tressaille."

A la lumière de votre profession, qu’évoque pour vous la thématique du “changement de regard”, qui est celle des prochaines journées Emergences? 

"Le regard que chacun porte sur le monde - y compris nos préjugés - conditionnent grandement notre attitude face à celui-ci et à ses habitants. Changer de regard implique d'être conscient de notre regard et du fait que d’autres que nous ont un regard différent. Or, la technique et la science influencent grandement ceux-ci. A nouveau, il est important d’en être conscient, et de développer un rapport équilibré avec la science: ne pas la surestimer pas, ni la sous-estimer."

 

 

A travers votre travail de vulgarisation, qui place à la portée de tous des phénomènes difficilement compréhensibles, quel regard souhaitez-vous que le grand public développe et porte sur les sciences?

" Il y a certainement pour moi une réelle fascination par rapport au fait que notre « force mentale brute » nous permet d’explorer le monde des atomes et des photons (particules de lumière). J’aimerais partager autant que possible cette fascination, sans mathématique, mais sans cacher les difficultés conceptuelles inévitables qui se présentent quand on explore un monde profondément différent du nôtre (de celui qui est à notre échelle, de notre quotidien).
J’aimerais aussi que le grand public ne surestime pas la science, surtout quand certains scientifiques affirment que l’univers est entièrement déterminé depuis la nuit des temps, donc que le temps n’existe pas, pas plus que le libre arbitre, ni même notre conscience..."

Venez découvrir Nicolas Gisin et bien d'autres intervenants de qualité les 7 et 8 septembre 2019 au Bozar à Bruxelles!

Infos et réservations: journeesemergences.org.

 


Des nouvelles d'Emergences
21 JUIN 2019

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Les Journées Émergences sont peu à peu devenues un événement de référence de la méditation engagée dans le monde francophone. Consacrées au développement personnel et citoyen, elles abordent les thèmes de la méditation, de l’altruisme, du bonheur et de la solidarité de manière interdisciplinaire et vivante en mêlant philosophie, psychologie, écologie, arts et neurosciences.

Cette année encore, elles rassembleront près de 4000 personnes dans une ambiance chaleureuse, les 7 et 8 septembre prochains à Bozar à Bruxelles, pour laisser émerger des réponses à la question :

« POURQUOI ET COMMENT CHANGER DE REGARD SUR SOI-MÊME, LES  AUTRES ET LE MONDE ? »
 

Nos croyances et connaissances, nos valeurs, notre ego, notre vécu, les récits que l’on se raconte et le langage par lequel on s'exprime: tous déterminent de façon consciente ou inconsciente notre manière de voir le monde.
Or, apprendre à regarder le monde sous différents angles, y compris celui de l’autre, est nécessaire pour pouvoir entrer véritablement en contact avec soi-même et avec autrui.

Changer de regard, c'est également prendre conscience des effets positifs et négatifs que ces points de vue, croyances et discours ont sur nos actions, nos émotions, nos pensées et nos choix de vie, afin de s’en libérer peu à peu.

Mais changer de regard c’est aussi changer de perception, par l’art ou la méditation par exemple, retrouver le regard “neuf” du débutant, de l’enfant, de l’artiste, qui sont sources de joie et d’émerveillement.
Dans cette perspective, changer de regard ne serait-il pas une manière de poursuivre notre quête de sens, de nous affranchir du déterminisme de nos conditionnements, et d’être pleinement conscient et présent à nos vies, au service d’un monde meilleur ?


Des intervenants de qualité, inspirants et renommés

Cette année encore, Les Journées Emergences accueilleront des conférenciers, auteurs de référence, artistes, témoins ou chercheurs de grande qualité, tous bénévoles. Parmi ceux-ci: Matthieu Ricard, Aurélia Schneider, Jean-Pierre Brouillaud, Virginie Maris, Alexandre Jollien, Nicolas Gisin, Ilios Kotsou, Laurent Bègue, Brigitte Gothière, Edel Maex, Ozan Aksoyek, Satish Kumar, Jean-Paul Dessy, Christophe Fauré, José le Roy, Gauthier Chapelle, Abdennour Bidar, Judith Nuvita et Julien Brocal.
 

Des thèmes actuels et universels
Qu’est-ce que le regard ? Quel sont les effets de nos croyances sur nos vies ? Que sait-on de la sensibilité des animaux ? La physique quantique change-t-elle notre conception du monde ? Le revenu universel modifierait-il notre relation au travail ? Comment retrouver le regard de l’enfance? Quel regard poser sur la nature pour mieux la préserver ? Et plus encore.

 

EN PRATIQUE

7 septembre 2019 – 9h à 17h
Journée pluridisciplinaire de conférences et de témoignages engagés
8 septembre 2019 – 9h30 à 13h
Matinée de méditation et d’ateliers expérientiels

La billetterie est gérée directement par BOZAR (site : bozar.be)

Achat des billets : en ligne, par téléphone au +32 (0)2 507 82 00 (ma-ven 11h-19h et sam 13h-19h) ou sur place à Bozar Tickets - 16, rue Ravenstein à 1000 Bruxelles – (ma-di 10h-19h).

Tarifs : 105/75 pour le pack 2 jours, 80/50 euros le samedi – 35 euros le dimanche.

Plus d’infos sur le site: journeesemergences.org

Rejoignez-nous pour deux jours de transformation personnelle et d’engagement citoyen au bénéfice de projets solidaires!
 

 


Des nouvelles d'Emergences
08 JUIN 2019

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Pour la seconde année consécutive, Emergences sera présent ce dimanche 9 juin à l'abbaye de Villers en ce dimanche de Pentecôte pour une soirée de méditation dans les ruines de l'ancienne église abbatiale.
En collaboration avec l'abbaye de Villers, nous avons conçu en équipe un sentier méditatif dans ce lieu qui inspire naturellement à la contemplation, comme vous pourrez, nous l'espérons, le découvrir vous-même.
Chargé d’histoire, de silence, à la fois lieu de vie et de réflexion, ce lieu d'accueil et de mémoire vous accueille et vous invite à l'introspection sur son sentier méditatif, le temps d’un chemin partagé.
Comme nous y invite le moine vietnamien Thich Nhat Hanh, marchons pas après pas, et utilisons le pouvoir extraordinaire de la marche pour entrer en contact avec le moment présent.
Cliquez ici pour écouter les enregistrements liés à chaque panneau de ce beau chemin, à emprunter comme des pélerins.


Autres
20 MAI 2019

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Je reviens de Bavière, où dans la communauté de Sulzbrunn  était organisé le 15 mai dernier et pour la première fois, un symposium intitulé “Rebell*innen des Friedens” (les Rebelles pour la paix) autour du thème de l’activisme sacré.

Qu’est-ce que l’activisme sacré et pourquoi est-il nécessaire aujourd’hui de changer notre façon d’être activistes ? Charles Eisenstein nous donne cette très belle définition :

« l’activisme sacré consiste à ancrer nos actions dans la conviction que tout le monde est sacré, et qu’aucun être vivant  ne peut être abandonné ou sacrifié. » Nous devons prendre soin de chacun et de chaque chose. Il est temps aujourd’hui d’honorer le tout, de reconnaître notre interdépendance et le fait que la transition devra se faire avec tous, de manière collective. Si l’être humain survit aux dépens de tous les autres êtres vivants, alors nous aurons perdu…

Le symposium réunissait différentes voix : des anciens des tribus Mohawk et Lakota qui étaient à Standing Rock, Joanna Macy, deux jeunes femmes portant le projet d’une communauté Israélo-palestinienne (EcoMe), des jeunes activistes de la forêt de Hambach, Gigi Coyle et son projet de pèlerinage pour l’eau « walking water », et une délégation de Tamera, avec son projet « Defend the sacred ».

Le ton du symposium est donné dès le premier soir avec l’intervention de Joanna Macy qui vient de fêter ses 90 ans. Elle nous rappelle que nous vivons un moment terrifiant et rempli de promesses à la fois, et nous rappelle que les moments d’incertitudes sont les plus beaux car ils nous forcent à être très attentifs, à rester éveillés et conscients.

Elle nous félicite d’être là avec nos ancêtres pour les générations à venir, et de faire face ensemble à la période difficile qui s’annonce. Elle nous demande aussi de devenir des “refuges” les uns pour les autres, et nous encourage à former des équipes solidaires pour collaborer et inspirer d’autres à passer à l’action au service de la vie. Ensuite, elle nous parle de confiance: confiance en nous, confiance les uns envers les autres et confiance dans la vie. Et elle nous invite à garder à l’esprit que la transition ne repose pas sur nos petites épaules individuelles et séparées, car même si chacun est magnifique, le changement de cap résultera d’une action collective!

Ces quatre jours se déroulent selon la spirale du “Travail qui relie”: nous commençons par exprimer notre gratitude pour aller ensuite explorer notre peine pour le monde, observer avec des yeux neufs, pour terminer en allant de l’avant.

Parmi les moments clés que je garderai en mémoire figurent:

La rencontre avec Gigi Coyle (Ojai Fondation et council) qui nous raconta comment, après des années d’activisme et de militantisme, ne constatant que très peu de résultats, essoufflée, elle partit seule pendant quelques jours dans le désert. Cette expérience transformatrice l’incita à porter son attention sur l’eau et à agir ainsi différemment au service du vivant.

Les histoires que nous raconta Tom Porter, le vieux chefs Mohawk, sur la création de la planète, sa lignée matriarcale (ce sont les femmes qui choisissent les chefs et si celui-ce ne respecte pas les valeurs et les règles, ce sont elles qui le destituent et le remplacent) et l’histoire du “peacemaker” (faiseur de paix). Il nous apprit aussi à tout mettre “au milieu” et à dire MERCI.

Le témoignage poignant de deux jeunes femmes porteuses d’un projet de communauté Israélo-palestinienne, et leur exhortation à ne plus choisir de camp.Car il n’y a pas d’un côté les bons, et de l’autre les méchants, tout le monde souffre, et chacun souhaite la paix et la réconciliation.

La colère et la frustration des jeunes activistes qui sont déjà au bord du burn-out et que nous demandent de les écouter et de les soutenir.

La danse de l’Orme, le soir de la pleine lune. Cette danse pendant laquelle nous nommons nos intentions en faveur de la vie est une pratique commencée par Joanna Macy dans le Travail que Relie, en mémoire de tous les oubliés de Tchernobyl, afin de se rappeler cette tragédie  et pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise.

Tiokasin, chef Lakota, qui nous parla des leçons de Standing Rock et du pouvoir d’être en communauté. Il nous dit que la question n’est plus de savoir qui nous devons être mais de nous réveiller à qui nous sommes. Il nous invita à ne plus vouloir seulement la paix SUR terre mais être aussi en paix AVEC la terre. Et plus que tout il nous répéta que nous devons commencer à écouter profondément, pour entrer en relation les uns avec les autres etavec la terre; pour cela il nous faut devenir “a listening nation”: un nation d’écoute.

Je rentre pleine d’inspiration pour continuer à “militer” sur le chemin de la pleine conscience engagée.

Isabelle Giraldo, instructrice de pleine conscience et activiste

 


A méditer
22 AVRIL 2019

Samane mohammadi 1143927 unsplash

Appelez-moi par mes vrais noms

"Thich Nhât Hanh écrit ses poèmes de tout son être", dit soeur Chankhong.
En ces temps troublés, sa poésie est un moyen de nous relier à nos émotions avec douceur.

Ne dites pas, je serai parti demain, 
car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.

Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde 
bourgeon sur une branche printanière, 
oisillon aux ailes encore fragiles, 
apprenant à chanter dans mon nouveau nid, 
chenille au coeur d’une fleur ; 
bijou caché dans une pierre.

Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer : 
Mon coeur est rythmé par la naissance et 
la mort de tout ce qui est vivant.

Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière, 
et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps 
pour manger l’éphémère.

Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire, 
Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.

Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique, 
aux jambes pareilles à des bambous fragiles, 
et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.

Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation, 
Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate, 
et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :

Je suis un membre du Politburo, 
et je suis l’homme qui doit acquitter sa "dette de sang " envers mon peuple,
mourant lentement aux travaux forcés.

Ma joie est comme le printemps, chaude, 
au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie. 
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante, 
au point d’emplir les quatre océans.

S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms, 
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires, 
Que je voie ma joie mais aussi ma peine.

Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms, 
Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur, 
la porte de la compassion.

Thich Nhat Hanh


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