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Se changer, changer le monde

A travers nos actions, nous oeuvrons à l'émergence d'une société plus juste, consciente, altruiste, chaleureuse et solidaire



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Les journées Emergences 2019 - "Changez de regard" les 7 et 8 septembre prochains!
Des nouvelles d'Emergences
21 juin 2019


Les Journées Émergences sont peu à peu devenues un événement de référence de la méditation engagée dans le monde francophone. Consacrées au développement personnel et citoyen, elles abordent les thèmes de la méditation, de l’altruisme, du bonheur et de la solidarité de manière interdisciplinaire et vivante en mêlant philosophie, psychologie, écologie, arts et neurosciences.

Cette année encore, elles rassembleront près de 4000 personnes dans une ambiance chaleureuse, les 7 et 8 septembre prochains à Bozar à Bruxelles, pour laisser émerger des réponses à la question :

« POURQUOI ET COMMENT CHANGER DE REGARD SUR SOI-MÊME, LES  AUTRES ET LE MONDE ? »
 

Nos croyances et connaissances, nos valeurs, notre ego, notre vécu, les récits que l’on se raconte et le langage par lequel on s'exprime: tous déterminent de façon consciente ou inconsciente notre manière de voir le monde.
Or, apprendre à regarder le monde sous différents angles, y compris celui de l’autre, est nécessaire pour pouvoir entrer véritablement en contact avec soi-même et avec autrui.

Changer de regard, c'est également prendre conscience des effets positifs et négatifs que ces points de vue, croyances et discours ont sur nos actions, nos émotions, nos pensées et nos choix de vie, afin de s’en libérer peu à peu.

Mais changer de regard c’est aussi changer de perception, par l’art ou la méditation par exemple, retrouver le regard “neuf” du débutant, de l’enfant, de l’artiste, qui sont sources de joie et d’émerveillement.
Dans cette perspective, changer de regard ne serait-il pas une manière de poursuivre notre quête de sens, de nous affranchir du déterminisme de nos conditionnements, et d’être pleinement conscient et présent à nos vies, au service d’un monde meilleur ?


Des intervenants de qualité, inspirants et renommés

Cette année encore, Les Journées Emergences accueilleront des conférenciers, auteurs de référence, artistes, témoins ou chercheurs de grande qualité, tous bénévoles. Parmi ceux-ci: Matthieu Ricard, Aurélia Schneider, Jean-Pierre Brouillaud, Virginie Maris, Alexandre Jollien, Nicolas Gisin, Ilios Kotsou, Laurent Bègue, Brigitte Gothière, Edel Maex, Ozan Aksoyek, Satish Kumar, Jean-Paul Dessy, Christophe Fauré, José le Roy, Gauthier Chapelle, Abdennour Bidar, Judith Nuvita et Julien Brocal.
 

Des thèmes actuels et universels
Qu’est-ce que le regard ? Quel sont les effets de nos croyances sur nos vies ? Que sait-on de la sensibilité des animaux ? La physique quantique change-t-elle notre conception du monde ? Le revenu universel modifierait-il notre relation au travail ? Comment retrouver le regard de l’enfance? Quel regard poser sur la nature pour mieux la préserver ? Et plus encore.

 

EN PRATIQUE

7 septembre 2019 – 9h à 17h
Journée pluridisciplinaire de conférences et de témoignages engagés
8 septembre 2019 – 9h30 à 13h
Matinée de méditation et d’ateliers expérientiels

La billetterie est gérée directement par BOZAR (site : bozar.be)

Achat des billets : en ligne, par téléphone au +32 (0)2 507 82 00 (ma-ven 11h-19h et sam 13h-19h) ou sur place à Bozar Tickets - 16, rue Ravenstein à 1000 Bruxelles – (ma-di 10h-19h).

Tarifs : 105/75 pour le pack 2 jours, 80/50 euros le samedi – 35 euros le dimanche.

Plus d’infos sur le site: journeesemergences.org

Rejoignez-nous pour deux jours de transformation personnelle et d’engagement citoyen au bénéfice de projets solidaires!
 

 

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Un sentier méditatif à l'abbaye de Villers
Des nouvelles d'Emergences
08 juin 2019

Pour la seconde année consécutive, Emergences sera présent ce dimanche 9 juin à l'abbaye de Villers en ce dimanche de Pentecôte pour une soirée de méditation dans les ruines de l'ancienne église abbatiale.
En collaboration avec l'abbaye de Villers, nous avons conçu en équipe un sentier méditatif dans ce lieu qui inspire naturellement à la contemplation, comme vous pourrez, nous l'espérons, le découvrir vous-même.
Chargé d’histoire, de silence, à la fois lieu de vie et de réflexion, ce lieu d'accueil et de mémoire vous accueille et vous invite à l'introspection sur son sentier méditatif, le temps d’un chemin partagé.
Comme nous y invite le moine vietnamien Thich Nhat Hanh, marchons pas après pas, et utilisons le pouvoir extraordinaire de la marche pour entrer en contact avec le moment présent.
Cliquez ici pour écouter les enregistrements liés à chaque panneau de ce beau chemin, à emprunter comme des pélerins.

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Sulzbrunn 204
Témoignage d'Isabelle Giraldo: Retour du symposium “Rebell*innen des Friedens” (les Rebelles pour la paix)
Autres
20 mai 2019

Je reviens de Bavière, où dans la communauté de Sulzbrunn  était organisé le 15 mai dernier et pour la première fois, un symposium intitulé “Rebell*innen des Friedens” (les Rebelles pour la paix) autour du thème de l’activisme sacré.

Qu’est-ce que l’activisme sacré et pourquoi est-il nécessaire aujourd’hui de changer notre façon d’être activistes ? Charles Eisenstein nous donne cette très belle définition :

« l’activisme sacré consiste à ancrer nos actions dans la conviction que tout le monde est sacré, et qu’aucun être vivant  ne peut être abandonné ou sacrifié. » Nous devons prendre soin de chacun et de chaque chose. Il est temps aujourd’hui d’honorer le tout, de reconnaître notre interdépendance et le fait que la transition devra se faire avec tous, de manière collective. Si l’être humain survit aux dépens de tous les autres êtres vivants, alors nous aurons perdu…

Le symposium réunissait différentes voix : des anciens des tribus Mohawk et Lakota qui étaient à Standing Rock, Joanna Macy, deux jeunes femmes portant le projet d’une communauté Israélo-palestinienne (EcoMe), des jeunes activistes de la forêt de Hambach, Gigi Coyle et son projet de pèlerinage pour l’eau « walking water », et une délégation de Tamera, avec son projet « Defend the sacred ».

Le ton du symposium est donné dès le premier soir avec l’intervention de Joanna Macy qui vient de fêter ses 90 ans. Elle nous rappelle que nous vivons un moment terrifiant et rempli de promesses à la fois, et nous rappelle que les moments d’incertitudes sont les plus beaux car ils nous forcent à être très attentifs, à rester éveillés et conscients.

Elle nous félicite d’être là avec nos ancêtres pour les générations à venir, et de faire face ensemble à la période difficile qui s’annonce. Elle nous demande aussi de devenir des “refuges” les uns pour les autres, et nous encourage à former des équipes solidaires pour collaborer et inspirer d’autres à passer à l’action au service de la vie. Ensuite, elle nous parle de confiance: confiance en nous, confiance les uns envers les autres et confiance dans la vie. Et elle nous invite à garder à l’esprit que la transition ne repose pas sur nos petites épaules individuelles et séparées, car même si chacun est magnifique, le changement de cap résultera d’une action collective!

Ces quatre jours se déroulent selon la spirale du “Travail qui relie”: nous commençons par exprimer notre gratitude pour aller ensuite explorer notre peine pour le monde, observer avec des yeux neufs, pour terminer en allant de l’avant.

Parmi les moments clés que je garderai en mémoire figurent:

La rencontre avec Gigi Coyle (Ojai Fondation et council) qui nous raconta comment, après des années d’activisme et de militantisme, ne constatant que très peu de résultats, essoufflée, elle partit seule pendant quelques jours dans le désert. Cette expérience transformatrice l’incita à porter son attention sur l’eau et à agir ainsi différemment au service du vivant.

Les histoires que nous raconta Tom Porter, le vieux chefs Mohawk, sur la création de la planète, sa lignée matriarcale (ce sont les femmes qui choisissent les chefs et si celui-ce ne respecte pas les valeurs et les règles, ce sont elles qui le destituent et le remplacent) et l’histoire du “peacemaker” (faiseur de paix). Il nous apprit aussi à tout mettre “au milieu” et à dire MERCI.

Le témoignage poignant de deux jeunes femmes porteuses d’un projet de communauté Israélo-palestinienne, et leur exhortation à ne plus choisir de camp.Car il n’y a pas d’un côté les bons, et de l’autre les méchants, tout le monde souffre, et chacun souhaite la paix et la réconciliation.

La colère et la frustration des jeunes activistes qui sont déjà au bord du burn-out et que nous demandent de les écouter et de les soutenir.

La danse de l’Orme, le soir de la pleine lune. Cette danse pendant laquelle nous nommons nos intentions en faveur de la vie est une pratique commencée par Joanna Macy dans le Travail que Relie, en mémoire de tous les oubliés de Tchernobyl, afin de se rappeler cette tragédie  et pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise.

Tiokasin, chef Lakota, qui nous parla des leçons de Standing Rock et du pouvoir d’être en communauté. Il nous dit que la question n’est plus de savoir qui nous devons être mais de nous réveiller à qui nous sommes. Il nous invita à ne plus vouloir seulement la paix SUR terre mais être aussi en paix AVEC la terre. Et plus que tout il nous répéta que nous devons commencer à écouter profondément, pour entrer en relation les uns avec les autres etavec la terre; pour cela il nous faut devenir “a listening nation”: un nation d’écoute.

Je rentre pleine d’inspiration pour continuer à “militer” sur le chemin de la pleine conscience engagée.

Isabelle Giraldo, instructrice de pleine conscience et activiste

 

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Samane mohammadi 1143927 unsplash
Appelez-moi par mes vrais noms
A méditer
22 avril 2019

Appelez-moi par mes vrais noms

"Thich Nhât Hanh écrit ses poèmes de tout son être", dit soeur Chankhong.
En ces temps troublés, sa poésie est un moyen de nous relier à nos émotions avec douceur.

Ne dites pas, je serai parti demain, 
car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.

Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde 
bourgeon sur une branche printanière, 
oisillon aux ailes encore fragiles, 
apprenant à chanter dans mon nouveau nid, 
chenille au coeur d’une fleur ; 
bijou caché dans une pierre.

Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer : 
Mon coeur est rythmé par la naissance et 
la mort de tout ce qui est vivant.

Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière, 
et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps 
pour manger l’éphémère.

Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire, 
Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.

Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique, 
aux jambes pareilles à des bambous fragiles, 
et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.

Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation, 
Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate, 
et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :

Je suis un membre du Politburo, 
et je suis l’homme qui doit acquitter sa "dette de sang " envers mon peuple,
mourant lentement aux travaux forcés.

Ma joie est comme le printemps, chaude, 
au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie. 
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante, 
au point d’emplir les quatre océans.

S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms, 
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires, 
Que je voie ma joie mais aussi ma peine.

Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms, 
Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur, 
la porte de la compassion.

Thich Nhat Hanh

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Edel 20maex 20tourbillons 20blog
La pleine conscience, ce n'est pas "regarder en nous-mêmes"
Les tourbillons de la vie par Edel Maex
26 mars 2019


Dans la pleine conscience, vous prenez consciemment du temps pour vous-même.
Cela ne signifie pas que pendant ce temps, vous ne vous occupez que de vous.

Nous portons notre attention à ce qui se passe maintenant dans la réalité sensorielle.
Dans ce cadre, nous considérons notre esprit comme le sens qui nous permet
d’observer nos pensées et nos sentiments.
Nous ne vivons pas sur une île. Notre corps, notre esprit, nos autres sens nous
mettent en contact avec la réalité. Nous faisons bien entendu partie de cette réalité,
mais elle comporte encore beaucoup plus que cela.
La pleine conscience, ce n’est pas regarder en nous ou en dehors de nous. C’est
regarder, et entrer en connexion avec tout ce qui se présente.
Nous ne vivons pas seuls non plus. C’est pour cela que la communication est
également un thème important en pleine conscience, car la qualité de l’attention que
nous exerçons lorsque nous pratiquons la méditation s’applique tout autant à notre relation aux autres.

Edel Maex publie régulièrement de très beaux textes sur son blog. Grâce à l'aide généreuse de bénévoles, nous avons entrepris de les traduire en français afin d'en faire profiter un plus grand nombre. Merci à Lydwine qui a traduit ce billet.
 

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