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Se changer, changer le monde

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17 JANVIER 2022

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Fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer, multiplication des espèces en voie de disparition… La situation climatique ne va pas en s’arrangeant. Il incombe à chacun de nous de considérer davantage l’impact de nos activités sur l’évolution du climat, faute de quoi les conséquences pourraient s’avérer irréversibles.

Le problème, c’est que nous sommes enraciné·e·s dans un système économique et sociétal qui fait naturellement obstacle à la sauvegarde de notre environnement. Plusieurs gouvernements ont, certes, entrepris des démarches telles que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diffusion de messages de prévention, mais la mise en place de ces mesures n’a manifestement pas suffi. En effet, le réchauffement climatique en 2021 ne montre aucun signe de ralentissement. Pourtant, nous avons conscience de la catastrophe avenante. Pourquoi, dans ce cas, continuons-nous d’agir dans l’intérêt contraire de la planète ?

Certaines recherches en neurosciences peuvent décemment apporter une réponse à cette question. Les neurones du striatum, qui charrient de la dopamine et du plaisir, sont le moteur principal des humains. Parallèlement, notre cortex cérébral s’est largement développé au fil des années, à un point tel qu’il est aujourd’hui capable de procurer au striatum presque tout ce qu’il désire, parfois sans effort. Or, le striatum ne demande que cela. Il ne veut pas se limiter. Maîtrisant toujours plus de technologies pour assouvir nos besoins, nous sommes devenus quasiment incapables de nous modérer. Très peu de personnes seraient prêtes à renoncer au confort qui leur est accordé présentement, au profit d’un futur qu’ils ne connaitront jamais. Cette mécanique obstinée menace aujourd’hui de nous asphyxier, non seulement en polluant les rapports entre nous, mais aussi en causant des dégâts profonds sur nos modes de vie et notre environnement.

 

La problématique à laquelle nous sommes confronté·e·s aujourd’hui est très complexe, car il s’agit d’un véritable cercle vicieux. Quand des avantages instantanés qui flattent notre striatum sont proposés ici et maintenant, qu’est-ce qui pourrait nous empêcher de les saisir sans attendre ? Comment changer notre cerveau ?

Cela fait maintenant un mois que je travaille chez Emergences en tant que stagiaire, mais j’avais commencé à suivre le cycle ‘Apprivoiser l'éco-anxiété par la pleine conscience et la reconnexion au vivant’ avant mon arrivée. La première chose que j’ai pu remarquer, c’est que la manifestation de cette éco-anxiété est propre à chacun.e. Pour certain·e·s, elle peut se manifester par une profonde tristesse. Pour d’autres, par de la colère et une envie de lutter contre les maux qui accablent notre planète. Au cours des séances, il nous était proposé d'allier la pratique de méditation à des exercices de connexion au vivant, nous rappelant l’interdépendance entre notre santé et celle de notre environnement. J’ai pu découvrir sous un tout nouveau jour le lien émotionnel qui nous rattache à Mère Nature, et me rappeler que nous faisons partie d’un tout : prendre soin de soin de nous, c’est aussi – et particulièrement – prendre soin de la Terre sur laquelle nous vivons.

Lorsqu’on prend conscience de ce lien, toute la menace qui pèse sur l’ensemble de la biodiversité nous parait soudain complètement absurde. S’il y a bien une chose que je retiendrai de ce cycle, c’est que la nature incarne notre allié le plus précieux. Or, nous agissons sans cesse comme si elle était notre pire ennemie. Certainement parce que sa protection représente un obstacle au déploiement de nos progrès technologiques et scientifiques.

Ce cycle de six séances m’a permis de réaliser beaucoup de choses, des choses qui figurent pourtant comme des réalités, voire des évidences, quand on s’y penche. Déjà, l’importance de la gratitude envers notre planète. Le fait que nous nous soyons tellement habitués à notre confort, nos réussites ; notre bonheur, en somme ; que nous en oublions la chance que nous avons. Souvent, on ne se rend pas compte, on se lasse, on en vient même à se comparer aux autres, laissant émerger des sentiments de frustration et de convoitise qui n’ont pas lieu d’être. Se rappeler du simple fait que nous sommes vivant·e·s, et remercier la Terre pour cela, c’est cultiver notre attention et notre conscience des nombreux bienfaits qu’elle nous procure.

Aujourd’hui, la plupart des humain·e·s se sentent déconnecté·e·s de la nature. On assiste non pas seulement à une crise écologique, mais aussi à une crise des valeurs. Les décisions prises dans les pays développés tendent généralement vers la volonté d’assurer la survie de l’espèce humaine, mais pas vers une remise en question de nos modes de vie et de pensées. Pourtant, la société de surconsommation que nous avons progressivement bâtie ne pourra pas subsister sur le long-terme. Avec ce cycle, j’ai pu apprendre à voir le monde sous un tout nouvel angle. En reconnaissant la valeur inhérente de tous les êtres vivants, je me suis mise à leur place, et ça m’a donné envie de changer mes habitudes, d’œuvrer pour une société plus respectueuse de l’environnement.

‘Agir’, voilà le mot qui m’a le plus interpellée au cours de ce programme d’écologie profonde. Souvent, en tant que spectateur·ices de la catastrophe environnante, nous nous contentons de remarquer, mais nous n’agissons pas. Sûrement parce que nous ne savons pas quel rôle jouer dans tout cela. Nos instructrices, Caroline Lesire et Isabelle Giraldo, ont su nous dépeindre de quelles différentes manières nous pourrions contribuer à opérer les changements auxquels la crise nous accule : par l’action collective, par un travail intérieur, par des représentations culturelles alternatives… tant de rôles possibles à incarner !

Ce que j’ai trouvé touchant, c’est de voir cette solidarité et cette tendresse émerger entre l’ensemble des participant·e·s à ce cycle, alors que nous communiquions en ligne. Chaque personne était différente, mais venait pour une seule et même raison : l’amour de cette Terre. Certain·e·s exprimaient avec véhémence leur sentiment de révolte face à tant de négligence, d’autres souhaitaient tout simplement se reconnecter au vivant et à la Terre. Et c’est merveilleux, car j’ai pu ressortir enrichie de ces deux expériences : d’un côté, j’ai appris à considérer la nature comme une précieuse amie, et de l’autre, j’ai nourri l’indignation nécessaire pour me donner l’envie de réagir.

Comment amorcer le changement vers une société plus durable ? Pour moi, la solution réside essentiellement dans le changement de la conscience humaine. Notre striatum nous pousse sans cesse à repousser les limites de notre propre satisfaction, et alors ? N’est-ce pas parce qu’on lui a appris à aimer les mauvaises choses ? Parce qu’on l’a habitué à la facilité, à la surconsommation, au toujours plus ? A la place, ne devrions-nous pas lui rappeler combien la nature est belle, riche, et bienfaisante ? Des cycles tels que ‘Apprivoiser l’éco-anxiété par la pleine conscience et la reconnexion au vivant’ devraient être suivis par tous les enfants dans un cadre éducatif, et ce dès leur plus jeune âge. Apprendre à aimer et à respecter la vie, telle est la clé pour enclencher un changement des mentalités.

 

Si le programme vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire ici.

Le prochain cycle se déroulera du 17 février 2022 au 24 mars 2022 de 10h à 11h30, en ligne. 


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05 JANVIER 2020

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Ce mercredi 8 janvier à 19h, venez célébrer la nouvelle année autrement.
Julien Brocal et Ilios vous proposent une soirée de contemplation musicale dans un cadre mythique et à l'acoustique parfaite : la chapelle musicale Reine Elisabeth.
Au gré des sons, notes et mots qui se mélangent, se complètent et laissent place au silence, puissant, bienfaisant, inspirant.
Cette soirée est organisée au profit des chorales Equinox, projet magnifique soutenu par Emergences.
Lien d'inscription.


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17 SEPTEMBRE 2019

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Et si nous osions changer nos priorités éducatives en aidant nos enfants à se créer une colonne vertébrale solide, reposant sur la connaissance d’eux-mêmes et des lois du vivant ?
C’est le pari qu’a relevé l’auteure, notre chère amie Dominique Hubert, auprès des adolescents qu’elle a accompagnés durant de longues années.
Dans ce nouvel ouvrage qu'Ilios Kotsou et Caroline Lesire ont eu le bonheur de préfacer, elle nous révèle ses bonnes pratiques qui ont fait l’unanimité : méditation, yoga, arts martiaux, connexion régulière avec la nature, musique...
Nourrir l'être pour créer un futur plus juste, plus humain.
Ces pratiques permettent aux enfants de se relier à leur propre personnalité mais aussi à autrui pour devenir les acteurs du monde de demain.
Réflexions sur les valeurs à défendre, développement de l'intelligence du coeur et d'une personnalité de gratitude, apprendre à se relier à soi, aux autres et au tout, créer des relations harmonieuses ou encore trouver sa place.
Pour en savoir plus et commander ce titre paru aux Editions Jouvence, cliquez ici.

 


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22 AVRIL 2019

Samane mohammadi 1143927 unsplash

Appelez-moi par mes vrais noms

"Thich Nhât Hanh écrit ses poèmes de tout son être", dit soeur Chankhong.
En ces temps troublés, sa poésie est un moyen de nous relier à nos émotions avec douceur.

Ne dites pas, je serai parti demain, 
car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.

Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde 
bourgeon sur une branche printanière, 
oisillon aux ailes encore fragiles, 
apprenant à chanter dans mon nouveau nid, 
chenille au coeur d’une fleur ; 
bijou caché dans une pierre.

Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer : 
Mon coeur est rythmé par la naissance et 
la mort de tout ce qui est vivant.

Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière, 
et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps 
pour manger l’éphémère.

Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire, 
Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.

Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique, 
aux jambes pareilles à des bambous fragiles, 
et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.

Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation, 
Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate, 
et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :

Je suis un membre du Politburo, 
et je suis l’homme qui doit acquitter sa "dette de sang " envers mon peuple,
mourant lentement aux travaux forcés.

Ma joie est comme le printemps, chaude, 
au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie. 
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante, 
au point d’emplir les quatre océans.

S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms, 
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires, 
Que je voie ma joie mais aussi ma peine.

Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms, 
Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur, 
la porte de la compassion.

Thich Nhat Hanh


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19 MAI 2018

Sentier web

Fruit d'une belle collaboration entre l'abbaye de Villers et Emergences, un sentier méditatif vient d'être créé sur ce site inspirant.

Lors de l'inauguration ce dimanche 20 mai, Emeline Danthine, Isabelle Giraldo, Caroline Jacob, Pascale Lega, Delphine Lusardi, Sandrine Rauter, et Valérie Van Nitsen, membres de notre équipe ayant toutes collaboré au projet, seront présentes pour vous guider et vous proposer des moments de méditation.

De 19h à 21h, Ilios Kotsou et le violoncelliste et chef d'orchestre Jean-Paul Dessy proposeront un moment de respiration musicale.
Pour en savoir plus sur ce projet, découvrez ici le reportage de TéléSambre.
Pour participer à l'évènement, réservez vos places en ligne sur le site de l'Abbaye de Villers.


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07 AOûT 2017

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A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 10 août, The Shift Network propose des conférences sur la psychologie positive accessibles gratuitement en ligne pendant 48h.
"The psychology of true happiness" se déroulera en anglais : les thèmes annoncés semblent vraiment intéressants, et certains intervenants sont des spécialistes du domaine, comme James R. Doty (directeur du CCARE), Emma Seppala, Sharon Salzberg ou encore Dr. Dan Siegel.
Il faut juste se faire à la présentation et au marketing... très 'à l'américaine' :-)

Si vous voulez vous y essayer, suivez ce lien !

 


 


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22 MARS 2016

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Au milieu de ces nouvelles terribles, nous apprenons qu'une maman de notre cycle "Naître en conscience" a donné la vie, ce matin, à un petit Naïm.
Drôle de matin pour venir au monde à Bruxelles ou, peut-être, un signe, signe que la vie est plus forte que tout...
Juste maintenant, pour quelques instants, connectons-nous à ce petit être qui vient d'arriver sur notre drôle de planète, rappelons-nous de la puissance de l'amour dans ces moments si douloureux, et ouvrons nos cœurs, choisissons de porter le regard vers ce qui va bien, dans ce monde tourmenté...

Longue et belle vie à toi, Naïm, on va continuer à se bouger pour te construire un monde qui tourne mieux, pour toi, pour Nefeli, pour tous les enfants d'ici et du monde entier !


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18 DéCEMBRE 2015

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« Comment pouvons nous, de manière pragmatique, aider le monde à aller mieux ? »

C’est une des questions posées par le Dalaï-Lama en ouverture de la 30ème rencontre du Mind & Life Institute à Bylakuppe, en Inde.
« Nous ne pouvons pas nous contenter de nous asseoir pour prier afin de résoudre les problèmes » a il ajouté. "Ce n’est pas l’eau bénite qui nous sauvera. Nous avons chacun et chacune la responsabilité de nous remettre en question."
Les problèmes ont été créés par les êtres humains et c’est d’eux que peut aussi venir la solution. Chacun à notre niveau, au quotidien, avec nos proches ou dans nos entreprises, nous pouvons être un élément de cette solution. Dans notre manière d’être présents à la vie, d’éclairer et de prendre soin de tout le potentiel de bonheur et de bonté qu’il y a en chacun(e) d’entre nous. Dans notre manière de nous engager avec enthousiasme sur un chemin de conscience, de sagesse et de compassion."


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15 DéCEMBRE 2015

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"La vraie maladie, c’est de perdre le goût du monde."

Au mois d'août dernier, nous avons eu le privilège de passer quelques jours chez Eve Ricard et son mari. Lors de nos Journées Emergences 2013, elle nous avait livré un magnifique témoignage dont voici quelques extraits choisis :
"Quand on m'a appris que j'avais la maladie de Parkinson, il y a eu en moi comme une déflagration. Tout a volé en éclats : mes habitudes, mes préjugés, mes peurs. On me dit que cette maladie est évolutive et qu'on ne sait pas la guérir.
(...) Comment continuer à vivre ? Comment continuer à être avec les autres ? Aujourd'hui je sais que j'ai une maladie et pourtant je ne suis pas cette maladie et je ne le serai pas.
(...) Face à cette maladie je ne vais plus penser à ce qui me fait défaut mais à la chance de vivre au quotidien ; sans attente, c'est l'arrêt des peurs. Ce qui a été s'efface et l'avenir ne viendra que plus tard.
(...) Chaque matin s'ouvre sur un jour où je vais aimer, partager, désirer, rêver. Je bénis doublement l'instant, ce présent sans cesse renouvelé qui fait du temps une profondeur, non une durée.
(...) La croyance commune est que la maladie a prise sur nous et non pas nous sur elle. L'esprit serait-il alors soumis au corps souverain. En nous, hors de nous, autour et partout : une seule et même énergie. Ni bonne ni mauvaise : bonne et mauvaise. Offrir ou prendre reviennent comme la lumière du jour. Avoir l'avantage, c'est connaître sans voile son adversaire. Face à la peur vient l'abandon de la peur."

Cet été, nous avons enregistré une séquence vidéo où elle parle de son rapport à la peur. Au coeur de nos Journées Emergences de septembre dernier, la peur est une émotion très présente dans la vie de nombreuses personnes, notamment ces derniers mois.
Puissent les mots d'Eve vous accompagner et vous nourrir le coeur et l'âme, et notamment son dernier ouvrage "Une étoile qui danse sur le chaos" qui nous a beaucoup touchés.

 


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19 AOûT 2015

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"Ce midi, je suis allé méditer
Je suis Syrie, je suis Palestine, je suis Indian Native, je suis Charlie et tous les autres, je suis Mali
Je suis un Homme sensible à la situation d'autres Hommes.
Je sais que je ne suis pas seul
Je sais que nous ne sommes pas si nombreux
Mais il en faut peu pour faire bouger les choses.
Semons la Paix, nous la récolterons toujours
Un jour"

Merci à Yvan Nicolas à qui j'ai emprunté ces quelques lignes pour vous introduire ce nouvel extrait de la conférence de Jon Kabat-Zinn à Bruxelles, à découvrir ici :
https://www.emergences.org/pages/videos/contents/guerir-le-monde
 

 


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