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Préparer la terre

MadeinMind
27 mai 2021

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Ça y est ! J’ai commencé l’aventure… 

Et je pense que le mot “aventure” est loin d’être une hyperbole… 

En fait, comme souvent, avant de partir loin dans l’inconnu, que ce soit pour un voyage ou pour une nouvelle expérience, le dessin mental de cette future expérience est tellement flou, que je n’ai presque aucune appréhension.  

Je fais l’autruche en quelque sorte. J’avais bien noté dans mon agenda, que mon cycle de mindfulness, commençait le mardi 11 mai 2021, et durait de 19h à 21h30. Mais jamais je n’avais réellement posé mes yeux et mon mental sur ce que pouvait représenter : “deux heures et trente minutes de cours de pleine conscience”, dans ma semaine ou ma soirée. Et c’est pour ça, que c’est seulement une fois assise devant le cours, soumise aux questions de Nastasya, que je me suis dit : “en fait j’y avait pas du tout réfléchi”.  

Alors, mardi fin d’après-midi (Jour J avant le cours), après ma journée de travail et une petite heure de repos, je pars faire les courses. Je t’avoue qu’à la suite de ces derniers mots, j’avais écrit un pâté qui te racontait mes galères avec la banque. Puis au final, je me suis dit : “pourquoi leur infliger ça ?”. Tout ce que tu dois retenir, c’est que je n’étais vraiment pas de bonne humeur avant de commencer ce cours de méditation (et que mes problèmes de banque sont loin d’être réglés).  

Et comme je trouve ça rigolo et que j’aimerais te plonger dans les 20 minutes de ma vie ayant précédé le cours, je te laisse avec la situation suivante : 

Il est 18h40, je suis dans la cuisine avec toutes mes courses, j’ai faim, et il me reste vingt minutes avant mon cours.  

A ce moment-là, ça part en turbo dans ma tête, et je m’active en mode “pilote automatique + PRESSION PRESSION PRESSION + j’ai faim”.  

Guide pour se faire à manger en NON-conscience : 

Je prends rapidement deux œufs dans leur boîte (sans vérifier la date).  

Je pose du beurre dans la poêle. En même temps, je range les produits frais de mes courses.  

Pendant que le beurre fond, je vais faire pipi, je bois un verre d’eau et je range les céréales.  

Ensuite, je casse les œufs dans la poêle, je prends une spatule pour remuer, je sors une assiette, je pose une tranche de pain aux graines dessus, j’étale du beurre sur le pain, je remue encore un peu les œufs, je mets du sel, du poivre.  

J’attends. (0,5 secondes) 

Je remue.  

J’attends. (1 seconde) 

“HA ! Et si je mettais du persil ????”  

Je sors le persil.  

Les œufs sont prêts, je les pose sur le pain, je coupe le persil, je le pose sur les œufs. 

 Ca y est c’est preeeeeeeeet!  

Je prends un verre d’eau, un couteau, du jambon végan chelou que j’ai trouvé au magasin et mon assiette avec la tartine aux œufs, direction ma chambre.  

Je déroule mon tapis de YOGA, je m’habille en legging de course et T-shirt blanc trop grand.  

Je m’assieds sur le tapis de yoga et pose mon assiette par terre (galère d’étudiant).  

Je mange (ou plutôt j’avale) en 5 minutes. 

Il est 18h57. Je me dirige vers ma boîte mail pour cliquer sur le lien zoom du cours de Nastasya, et…. 

J’ai mal au ventre.  

Alors là, tu te demandes peut-être :  

“Mais qu’est-ce qu’elle nous raconte ? C’est quoi tout ce charabia ? Et surtout, c’est quoi le lien avec les cours de pleine conscience ? Ça fait dix minutes que je lis un texte qui parle de tout, sauf du sujet dont il est sensé traité”.  

Et là, moi je te réponds : 

“Ça vient d’où cette expression : c’est quoi tout ce charabia ???”  

CHA – RA – BIA  

Sérieusement, ce mot on le sort tout le temps, sans savoir ce que ça veut dire…  

Haaaa ! Mais c’est peut-être parce que, souvent, face à une situation dérangeante, on réagit en mode “pilote automatique”…  

Selon le “Wiktionnaire”, le mot masculin “Charabia” provient d’un patois auvergnat dont l’exemple suivant : “elle parle charabia tout le temps, elle appelle les gens mouchu et monchieu.” illustre bien la manière dont nous utilisons ce mot aujourd’hui.  

La définition familière du mot “Charabia” est la suivante : Langage incompréhensible ou qui parait inintelligible parce qu’il est incorrect, inconnu, ou déconcertant.  

Pas super surprenant, mais comme ça on saura peut-être mieux l’utiliser, ce mot. Après avoir lu cette définition, je me rends-compte que je suis sans doute beaucoup trop difficile avec moi-même. Charabia, n’est certainement pas le mot pour qualifier ce que je raconte. Mais c’est à toi d’en juger, certain diront oui, certain diront non.  

Tout ça pour dire que, premièrement, l’état dans lequel nous sommes avant une pratique de méditation et de pleine conscience est quand même super intéressant. Ça permet de voir, comment est-ce qu’on vit de manière générale, avec nos horaires et nos automatismes, et de confronter ces modes à un moment de calme et de lenteur. C’est intéressant aussi, de se rendre compte de la différence d’appréciation de la séance, entre les moments où on y est arrivé en étant pressé ou énervé et les moments où on y est arrivé déjà relativement calme ou joyeux. En résumé, il est intéressant d’observer les différents facteurs qui influencent notre manière d’accueillir une expérience et ici, en l’occurrence, un moment de calme.  

Et deuxièmement, je me suis rendu compte, grâce à Nastasya et aux autres membres du groupe, que si je suis venue essayer ce cours de pleine conscience, c’est avant tout avec l’ambition de vouloir prendre soin de moi. Et ça, ça m’a fait quelque chose. Il s’est produit comme si une main venait me caresser le plexus solaire, au moment où j’ai réalisé, que j’avais envie de prendre soin de moi.  

Si tu t’attendais à ce que je t’explique ce que l’on fait en cours de méditation et de pleine conscience, détrompe-toi, je ne gâcherai pas cette surprise. Tu remarqueras que je prendrai seulement les lignes rouges, certains moments, certaines sensations, difficultés, révélations, etc. 

Mais je ne pense pas que te raconter tout ce que nous faisons en cours soit intéressant, surtout si tu comptes tester ce cycle de Mindfuless qui a pour thème, je rappelle, “Apprivoiser le stress et les émotions par la pleine conscience”. Solène (ma coordinatrice de stage chez Emergences), ayant déjà réalisé ce cycle, me rappelle tout le temps qu’elle ne va rien me dire à l’avance et que ça gâcherait un peu l’expérience de tout savoir. Effectivement, je pense que je me ferai trop d’idées, trop d’appréhensions, et que je me sentirais plus comme à la première page d’un index que dans une aventure.  

La sensation que j’aimerais te partager à propos de ce premier cours ; c’est l’émotion merveilleuse que j’ai eue en moi lorsque je me suis retrouvée, depuis ma chambre, face à plein de petites têtes que je ne connaissais pas, et que j’ai pris le temps de découvrir. Méditer ensemble, et en parler ensemble, c’est tellement touchant. Nous ne sommes que des femmes à ce cycle-ci et j’aperçois déjà, une forme d’intimité et de lien se créer à ce cours. C’est ce qui m’a le plus marquée. Et je garde ces visages en tête très précisément, car cette aventure, c’est NOTRE aventure.   

Semaine 1 :

– Je veux prendre soin de moi.                     

– Manger en conscience, c’est possible. 

– Partager une expérience la rend vivante.  

Merci à Nastasya de nous avoir embarquées en douceur dans ce début de périple, et merci à toi de m’avoir lue.  

PS : J’ai pris la décision de te tutoyer, j’espère que c’est ok pour toi…  

A la semaine prochaine ! 

Passez toutes et tous un bon week-end.